Novilune — éclipses solaires : histoire, astronomie, observation
Éclipses

Un siècle d'ombres

Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.

Chaque bande est celle d'une seule éclipse, et chacune est presque transparente : là où elles se recouvrent, la couleur s'assombrit d'elle-même. Les régions les plus sombres sont donc celles que l'ombre visite le plus souvent, et le fond clair montre ce qu'aucune éclipse centrale ne touchera de tout le siècle.

Les bandes s'évasent énormément à leurs deux extrémités. Ce n'est pas une erreur de dessin : c'est le moment où l'ombre aborde la Terre au lever du Soleil, ou la quitte à son coucher. Elle rase alors le globe, et sa trace au sol s'étale sur des milliers de kilomètres pour quelques secondes de phase centrale.

TotaleAnnulaireChaque bande à 24 % d'opacité : les recouvrements font le reste.

Le monde
Le monde — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
Une éclipse centrale tous les huit mois en moyenne, et jamais deux fois le même tracé. Les deux tiers tombent sur la mer ou sur des terres vides, ce qui explique qu'un lieu donné attende trois à quatre siècles son tour.
Europe
Europe — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
Le nord du continent est servi plus souvent que le sud : les bandes y arrivent en fin de course, larges et rasantes, au lever ou au coucher du Soleil.
Asie
Asie — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
C'est le continent le plus traversé, parce que c'est le plus vaste et qu'il s'étend sur toutes les latitudes tempérées. La Chine et l'Inde verront la même totale, le 20 mars 2034, le Japon la sienne le 2 septembre 2035, et la Russie le 30 mars 2033.
Afrique
Afrique — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
Le Sahara et l'Afrique australe sont les plus visités, et les bandes y arrivent souvent en plein jour, Soleil haut — la meilleure condition qui soit. L'Égypte aura la totale du 2 août 2027, la plus longue observable depuis la terre ferme avant 2114, et l'Afrique du Sud celle du 25 novembre 2030.
Amérique du Nord
Amérique du Nord — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
Les États-Unis sortent de deux totalités rapprochées, en 2017 et 2024 — les deux bandes se croisent encore sur la carte, dans l'Illinois. La suivante viendra le 23 août 2044 sur le Montana et le Canada, puis le 12 août 2045 d'un océan à l'autre : six minutes de totalité, la plus belle du siècle pour ce continent.
Amérique du Sud
Amérique du Sud — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
Le cône sud est le mieux servi : le Chili et l'Argentine ont eu 2019 et 2020, et auront l'annulaire du 6 février 2027 puis la totale du 5 décembre 2048. Le Brésil, lui, attend le 12 août 2045, quand la bande venue des États-Unis traversera l'Amazonie et le Nordeste.
Océanie
Océanie — Les 147 éclipses centrales du XXIe siècle, toutes dessinées ensemble : 75 totales et 72 annulaires, avec la bande où l'on voit la phase centrale.
L'Australie est le continent habité le plus traversé de la première moitié du siècle : cinq totalités entre 2028 et 2038, dont celle du 22 juillet 2028 qui passera sur Sydney.
Comment ces cartes sont faites

Chaque bande vient de la chaîne de calcul de l'application Novilune, sur l'éphéméride DE441 du Jet Propulsion Laboratory : la même géométrie que les cartes des pages d'éclipses, et que l'application elle-même. La bande est dessinée pas à pas, un quadrilatère par instant de la course, entre ses deux limites. Le fond de carte vient de Natural Earth.