Novilune — éclipses solaires : histoire, astronomie, observation
Glossaire

Le vocabulaire des éclipses de Soleil

Par Ludovic Debono

La géométrie de l'ombre

ombre, et cône d'ombre

« La Lune, éclairée par le Soleil, donne naissance, dans la direction opposée au Soleil, à deux cônes, un cône d'ombre et un cône de pénombre » 1. Le premier est la région d'où le Soleil est entièrement caché. C'est un cône fermé, qui se termine en pointe : il ne s'étend pas indéfiniment. Sa section la plus large mesure 268 kilomètres.

Sur le sol, cette section devient une tache. Elle n'est presque jamais ronde : dès que le Soleil s'écarte du zénith, le cône rencontre la surface en biais et la tache s'allonge en ellipse, d'autant plus étirée que le Soleil est bas. Aux deux extrémités de sa course, quand il se lève et quand il se couche, elle peut couvrir plusieurs milliers de kilomètres — sans que le cône, lui, ait changé de largeur.

Le globe terrestre vu de l'espace le 12 août 2026 à 17 h 48 min 45 s TU. Une vaste plage gris clair couvre l'Atlantique nord, le Groenland et l'Europe de l'Ouest : la pénombre. À l'intérieur, une petite tache noire nettement allongée, au sud du Groenland : l'ombre. Un trait doré marque le chemin déjà parcouru, un pointillé le chemin restant jusqu'à l'Espagne.
L'ombre à un instant précis — 12 août 2026, 17 h 48 min 45 s TU. La tache noire, c'est elle : quelques dizaines de kilomètres de large sur un globe entier, et déjà allongée parce qu'à cette latitude le Soleil est loin du zénith. Autour, la pénombre. Le trait doré est le chemin déjà parcouru, le pointillé celui qui reste jusqu'à l'Espagne. Calcul et dessin Novilune.

pénombre

Le second cône, beaucoup plus large, est la région d'où une partie seulement du Soleil est cachée. Au niveau de la Terre, sa section « est de l'ordre de deux diamètres lunaires, soit environ 7 000 km » 2. La pénombre couvre ainsi un continent quand l'ombre tient dans un couloir.

Carte du monde pour l'éclipse du 12 août 2026. Une immense zone gris clair couvre l'Atlantique nord, le Groenland, une partie de l'Amérique du Nord, l'Europe de l'Ouest et le Sahara : c'est la région atteinte par la pénombre. À l'intérieur, un mince ruban sombre cerné d'or descend du Groenland vers l'Espagne : la région atteinte par l'ombre.
La même éclipse, ses deux cônes. La vaste plage claire est atteinte par la pénombre — on y voit une éclipse partielle. Le mince ruban sombre est atteint par l'ombre : c'est là, et seulement là, que le Soleil disparaît. Calcul Novilune pour le 12 août 2026.

prolongement du cône d'ombre

Le cône d'ombre se termine en pointe. Si cette pointe s'épuise avant d'avoir atteint la Terre, c'est la nappe qui s'ouvre au-delà d'elle qui touche le sol : « le plan P coupe l'axe des cônes après le sommet du cône d'ombre, il coupe donc le prolongement du cône d'ombre » 3. On y voit un anneau. Sa section vaut au plus 375 kilomètres, un peu plus que celle de l'ombre vraie.

Cette région n'a pas de nom propre en français, et c'est délibéré : les schémas de l'Observatoire de Paris n'étiquettent que deux zones, l'ombre et la pénombre. Les catalogues anglophones la nomment antumbra, d'où le calque « antombre » que l'on rencontre parfois.

éclipse centrale

Une éclipse est dite centrale quand l'axe des deux cônes — la droite qui joint le centre du Soleil à celui de la Lune — rencontre réellement la surface de la Terre. Ce sont les éclipses totales, annulaires et hybrides. Dans le cas contraire, l'ombre passe à côté du globe et il ne reste que la pénombre : l'éclipse est partielle partout où on la voit.

sous-point lunaire

Le point de la Terre d'où la Lune se voit exactement au zénith. Il compte parce qu'il est le point du globe le plus proche d'elle — de tout un rayon terrestre, 6 378 kilomètres, par rapport à un lieu qui la verrait à l'horizon. C'est cet écart qui permet à une même éclipse d'être totale au milieu de sa course et annulaire à ses extrémités.

Aucune des sources françaises consultées ne nomme ce point. Elles décrivent la chose sans lui donner d'étiquette.

bande de centralité

La trace laissée au sol par l'ombre, ou par son prolongement : la zone où l'éclipse est totale ou annulaire. Les ressources de l'Observatoire emploient le terme pour situer l'observateur — le deuxième contact n'existe que « si l'observateur est dans la bande de centralité » 4.

Elle est étroite : quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres de large, pour plusieurs milliers de long. Sur la carte de l'Espagne plus haut, c'est le ruban sombre — Oviedo dedans, Paris dehors.

ligne de centralité

Le milieu de cette bande : le lieu des points où l'axe de l'ombre touche le sol. C'est le long de cette ligne que la totalité dure le plus longtemps, et c'est elle que tracent les cartes d'éclipse.

Deux trajets d'éclipse sur la même carte du monde : celui du 2 août 2027 en or, totale d'un bout à l'autre, et celui du 20 avril 2023 en noir, annulaire à ses deux extrémités et totale en son milieu.
Deux lignes de centralité comparées. Celle du 2 août 2027, en or, est totale sur toute sa longueur. Celle du 20 avril 2023, en noir, ne l'est qu'en son milieu — ses deux extrémités, en pointillé, sont annulaires. Calcul Novilune.

vitesse de l'ombre

L'ombre file d'ouest en est, entraînée par le mouvement de la Lune sur son orbite. La rotation de la Terre, qui va dans le même sens, en retranche une part. Elle reste toujours plus rapide qu'un avion de ligne, et d'autant plus que le Soleil est bas — là où la tache s'allonge, elle s'accélère aussi. C'est pourquoi la totalité dure quelques minutes au mieux, sept au grand maximum, et quelques secondes seulement en fin de course.

Animation : l'ombre de la Lune traverse l'Atlantique puis le bassin méditerranéen le 22 décembre 1870, d'ouest en est, sous la forme d'une tache sombre entourée de la pénombre.
L'ombre du 22 décembre 1870, de l'Atlantique à la Sicile. Elle parcourt cette distance en un peu plus de deux heures. Calcul et dessin Novilune.

Les quatre sortes d'éclipse

Le nom que prend une éclipse ne dépend pas seulement de l'éclipse : il dépend d'où l'on se tient.

Quatre panneaux montrant la même géométrie — Soleil à gauche, Lune au milieu, Terre à droite. Pas d'éclipse : la Lune passe haut, les deux cônes manquent la Terre. Éclipse partielle seule : elle passe plus bas, l'ombre manque encore mais la pénombre atteint le globe. Éclipse totale : elle passe devant, la pointe de l'ombre touche la surface. Éclipse annulaire : la Lune est plus près du Soleil, son ombre s'épuise avant d'arriver.
Quatre situations, de la plus fréquente à la plus rare. Dans les trois premières, seule change la hauteur du passage de la Lune. Dans la dernière, seule change sa distance. La première est celle de quatre nouvelles lunes sur cinq environ. À la dernière, la Lune est plus loin de la Terre — donc plus près du Soleil — et son cône d'ombre, plus court, n'atteint plus le sol : il ne reste qu'un anneau. Les tailles du Soleil et les distances sont hors d'échelle, mais la pénombre garde sa proportion : au sol, elle ne couvre qu'une partie du globe, 7 000 km contre 12 700 km.

éclipse totale

Le disque lunaire recouvre entièrement le disque solaire. La couronne apparaît, le ciel s'assombrit, la température chute. Il faut pour cela se trouver dans le cône d'ombre lui-même, donc dans un couloir de quelques centaines de kilomètres de large au plus.

Écran de Novilune pour Reims, le 11 août 1999 : le disque lunaire noir couvre entièrement le Soleil, entouré d'une couronne blanche. Verdict : éclipse totale, magnitude 1,008, hauteur du Soleil 52 degrés, rapport des diamètres 1,028.
Reims, 11 août 1999 — la dernière éclipse totale de France métropolitaine. Le rapport des diamètres vaut 1,028 : le disque de la Lune déborde celui du Soleil de près de trois pour cent, largement assez.

éclipse annulaire

La Lune est trop loin pour couvrir le Soleil : son disque, plus petit, laisse subsister au pourtour un anneau de photosphère. Cet anneau, même mince, reste si brillant que la couronne n'apparaît pas et que le jour ne tombe pas vraiment. C'est ce que voit un observateur situé dans le prolongement du cône d'ombre.

Écran de Novilune pour Madrid, le 3 octobre 2005 : le disque lunaire noir est entouré d'un anneau lumineux complet. Verdict : éclipse annulaire, magnitude 0,973, hauteur du Soleil 28 degrés, rapport des diamètres 0,950.
Madrid, 3 octobre 2005. Le rapport des diamètres vaut 0,950 : le disque lunaire ne couvre que 95 % de celui du Soleil, et les 5 % restants forment l'anneau.

éclipse partielle

Le disque lunaire ne recouvre qu'une partie du Soleil, qui garde la forme d'un croissant. C'est ce que voit tout observateur situé dans la pénombre — donc l'immense majorité de ceux qui voient quelque chose.

Écran de Novilune pour Paris, le 12 août 2026 : le disque lunaire noir mord le Soleil et n'en laisse qu'un croissant en haut. Verdict : éclipse partielle, magnitude 0,93 soit 92 % de la surface, hauteur du Soleil 8 degrés, rapport des diamètres 1,033.
Paris, 12 août 2026. Le rapport des diamètres vaut 1,033 : la Lune était assez grosse pour cacher tout le Soleil, mais Paris se trouvait hors du couloir de l'ombre.

Le même jour, à sept cents kilomètres de là, la même éclipse était totale :

Écran de Novilune pour Oviedo, le 12 août 2026 : le disque lunaire noir couvre entièrement le Soleil, entouré de la couronne. Verdict : éclipse totale, magnitude 1,015, hauteur du Soleil 10 degrés, rapport des diamètres 1,034.
Oviedo, le même 12 août 2026. Le rapport des diamètres est le même qu'à Paris à un millième près — 1,034 contre 1,033 — mais la magnitude passe de 0,93 à 1,015.
Carte de l'Espagne et de la France pour le 12 août 2026. Une bande sombre traverse l'Espagne en diagonale, de la Galice aux Baléares, en passant par les Asturies. Oviedo, marqué d'un point jaune, est dedans. Paris est nettement au-dessus, hors de la bande.
La bande de totalité traverse l'Espagne : Oviedo est dedans, Paris est loin au-dessus.

éclipse hybride

Une éclipse annulaire à ses extrémités et totale en son milieu. La pointe du cône d'ombre tombe alors à l'intérieur du globe : elle dépasse la surface là où la Lune est au zénith, mais pas le centre de la Terre. Un observateur qui a la Lune au zénith en est plus proche d'un rayon terrestre — 6 378 kilomètres — que celui qui la voit à l'horizon, et cet écart suffit à faire basculer le résultat en cours de route. Il y en a 569 en cinq millénaires. Le détail, et pourquoi la frontière tient à une convention

Le mot pose un problème de langue. Hybride vient des catalogues anglophones, où ces éclipses portent le type H, et c'est le terme que tout le monde emploie. L'IMCCE, lui, écrit « éclipse totale-annulaire » ou « éclipse de type mixte » 5, quand les ressources pédagogiques de l'Observatoire de Paris emploient les deux.

Coupe schématique : le cône d'ombre de la Lune s'achève à l'intérieur du globe terrestre. La calotte proche de la Lune est atteinte par l'ombre et voit la couronne. Les extrémités du trajet ne sont atteintes que par le prolongement du cône et voient un anneau.
La pointe du cône tombe dans le globe. Au sous-point lunaire, l'ombre atteint le sol : couronne. Aux extrémités du trajet, où le Soleil rase l'horizon, seul le prolongement du cône arrive : anneau.

Ce que l'on voit

couronne

L'atmosphère extérieure du Soleil : « la couronne est le nom que l'on donne à l'ensemble de l'atmosphère extérieure du Soleil, qui s'étend jusque dans le milieu interplanétaire. C'est un milieu très peu dense. La température y atteint quelques millions de Kelvin » 6. Elle est là en permanence, mais si ténue qu'elle disparaît dans l'éclat du disque : on ne la voit en lumière visible que lorsque la Lune masque le Soleil, ou lorsqu'un instrument le masque à sa place.

Photographie d'une éclipse totale : le disque lunaire noir est entouré d'une couronne blanche aux longs filaments incurvés, qui s'étendent sur plusieurs rayons solaires. Un fin liseré rose est visible par endroits sur le bord du disque.
La couronne, éclipse totale du 21 août 2017, Wyoming. Les filaments sont dessinés par le champ magnétique solaire. Composite de plusieurs poses : la couronne est bien plus brillante près du bord que loin de lui. Photo Bernd Thaller, CC BY 2.0.

chromosphère

La couche qui sépare la surface visible du Soleil de sa couronne. Elle « s'étend de 500 à 2000 km d'altitude » et est « visible comme un fin liseré rougeâtre autour du Soleil lors des éclipses totales » 7. Sa particularité tient en une anomalie : la température y croît avec l'altitude, « passant de 4200 K à près de 10 000 K », alors qu'elle décroît dans la couche située en dessous.

protubérance

Une structure de plasma dense soutenue au-dessus de la surface par le champ magnétique. Elle porte deux noms selon l'endroit où on la voit, et c'est la même chose : « nommées protubérances quand elles sont visibles au limbe (brillantes sur fond sombre), elles sont appelées filaments lorsqu'elles sont visibles sur le disque solaire » 8. Ce sont les taches roses accrochées au bord du disque sur les photographies d'éclipse totale.

grains de Baily

Le bord de la Lune n'est pas un cercle : c'est une ligne de montagnes et de vallées. Dans les secondes qui précèdent et qui suivent la totalité, la lumière solaire ne passe plus que par les creux de ce relief, et le mince croissant se rompt en une file de points brillants. Francis Baily les décrivit après l'éclipse annulaire du 15 mai 1836, observée à Inchbonny en Écosse 9 — une annulaire, non une totale : le phénomène se produit aux deux.

Composite d'une éclipse totale : plusieurs arcs concentriques entourent le disque lunaire noir, chacun correspondant à un instant différent. Sur ces arcs, des points brillants dorés de tailles inégales, et un liseré rose continu, la chromosphère.
Les grains, la chromosphère et la couronne dans une seule image — composite de plusieurs poses prises autour de la totalité, éclipse du 2 juillet 2019 vue de l'observatoire de La Silla. À mesure que la totalité approche, les grains se raréfient : seules les vallées les plus profondes laissent encore passer la lumière. Le liseré rose est la chromosphère. Photo P. Horálek / ESO, CC BY 4.0.

anneau de diamant

Le dernier des grains : quand tous les autres se sont éteints, il subsiste un instant un point unique, très vif, au bord d'un anneau déjà formé par la chromosphère et la couronne naissante — d'où le nom. Il reparaît symétriquement à la fin de la totalité, de l'autre côté du disque.

Photographie d'une éclipse totale : un point de lumière très vif au bord gauche du disque lunaire noir, entouré d'un anneau fin et lumineux. Deux petites taches roses sont visibles sur le pourtour.
L'anneau de diamant du 11 août 1999 — la même éclipse qu'à Reims, photographiée depuis la Bulgarie. Les deux points roses sur le pourtour sont des protubérances. Photo Rowan of Ravara, CC BY 2.0.

bandes d'ombre

De minces ondulations sombres qui glissent sur le sol dans la minute qui précède et qui suit la totalité, visibles surtout sur une surface claire et unie. Elles ne viennent pas de la Lune mais de l'atmosphère terrestre : le Soleil réduit à un filament très fin devient une source presque ponctuelle, et sa lumière se met à scintiller comme celle d'une étoile, à grande échelle. Aucune source institutionnelle française consultée ne définit ce terme, et le mécanisme lui-même n'est pas entièrement établi.

contacts

Les quatre instants qui découpent une éclipse, comptés pour un lieu donné 10 :

  • premier contact — « le début de l'éclipse partielle, appelé également premier contact (parfois premier contact extérieur) » : les deux disques se touchent, l'entaille commence,
  • deuxième contact — « le début de l'éclipse totale ou annulaire (si l'observateur est dans la bande de centralité) »,
  • troisième contact — « la fin de l'éclipse totale ou annulaire »,
  • quatrième contact — « la fin de l'éclipse partielle ».
Quatre vignettes en ligne. En C1 les deux disques se touchent par l'extérieur, en C2 la Lune vient de recouvrir le Soleil, dont le contour pointillé affleure son bord droit, en C3 le même contour affleure son bord gauche, en C4 les disques se séparent.
Les quatre contacts d'une éclipse totale. Le cercle pointillé rappelle où se trouve le Soleil, y compris quand il est entièrement caché : c'est ce qui distingue C2 de C3.

Entre le deuxième et le troisième se tient toute la totalité : deux minutes en moyenne, sept au grand maximum. Hors de la bande de centralité, il n'y a que le premier et le quatrième.

Ce que l'on mesure

grandeur

La fraction du diamètre solaire que la Lune recouvre, au maximum de l'éclipse et pour un lieu donné. C'est le terme français : les ressources de l'Observatoire de Paris parlent de « la grandeur de l'éclipse » et en donnent la formule, un rapport de distances mesurées dans le plan perpendiculaire à l'axe de l'ombre 11.

Elle vaut 0 quand les disques se touchent à peine, 1 quand le disque lunaire affleure exactement les bords du disque solaire, et dépasse 1 pour une éclipse totale — la Lune déborde alors le Soleil, et l'excédent se compte en centièmes. C'est pourquoi Reims affichait 1,008 en 1999 et Oviedo 1,015 en 2026.

magnitude

Le même nombre, sous le nom que lui donnent les catalogues anglophones. C'est ce mot que les tables de la NASA emploient, et Novilune l'affiche également. Les deux se valent. « grandeur » est le mot des sources françaises, « magnitude » celui de l'usage courant.

Il n'a rien à voir avec la magnitude des étoiles, qui mesure un éclat.

degré d'obscuration

La fraction de la surface solaire cachée, et non plus de son diamètre. Les deux nombres diffèrent, parce qu'un disque n'est pas une ligne : une Lune qui couvre la moitié du diamètre solaire en cache nettement moins de la moitié de la surface. L'écart se resserre à mesure qu'on approche de la totalité — à Paris le 12 août 2026, une grandeur de 0,93 correspondait à 92 % de la surface.

C'est le terme qu'emploient les ressources de l'Observatoire, à côté de la grandeur 12.

Trois vignettes montrant une même éclipse à trois moments. Sous chacune, deux jauges : la part du diamètre couverte et la part de la surface. À 25 % du diamètre correspondent 15 % de la surface, à 50 %, 39 %, à 75 %, 69 %.
Les deux mesures ne se valent jamais. L'écart est le plus grand vers le milieu de la course — à mi-diamètre, il ne manque déjà plus que deux cinquièmes de la surface. Il se referme ensuite : à Paris le 12 août 2026, une grandeur de 0,93 donnait 92 % de la surface.

diamètre apparent

La taille sous laquelle un astre se voit depuis la Terre, exprimée en angle et non en kilomètres. Aucun des deux disques n'a de diamètre apparent fixe, les orbites étant des ellipses : le Soleil oscille au fil de l'année entre 31′27″ et 32′32″, la Lune entre 29′20″ et 33′30″ selon qu'elle passe à son apogée ou à son périgée. L'amplitude lunaire est plus large que la solaire et l'enjambe — d'où l'existence de deux sortes d'éclipses centrales plutôt qu'une seule.

Le rapport des deux diamètres apparents est ce que Novilune affiche sous l'intitulé « diamètres ☾ / ☉ ». Au-dessus de 1, la Lune peut couvrir le Soleil. En dessous, elle ne le peut pas, où que l'on soit.

Quatre cercles concentriques tracés à la même échelle angulaire : la Lune à l'apogée et au périgée, le Soleil à l'aphélie et au périhélie. La fourchette lunaire est plus large que la solaire et l'enjambe.
Les quatre disques à la même échelle. La fourchette du Soleil tient tout entière dans celle de la Lune : selon la distance de la Lune au moment de la conjonction, son disque déborde le Soleil ou ne le remplit pas.

gamma

La distance entre l'axe de l'ombre et le centre de la Terre à l'instant où elle est la plus courte, comptée en rayons terrestres 13. Gamma vaut 0 quand l'axe passe par le centre du globe, et son signe dit de quel côté il passe : positif au nord, négatif au sud. Au-delà de 1 environ, l'axe manque la Terre et il ne reste qu'une éclipse partielle, cantonnée près d'un pôle.

La Terre vue depuis le Soleil, trois fois. À gamma égal 0, l'axe de l'ombre traverse le centre du globe. À 0,5, il passe à mi-chemin du pôle. À 1,02, il passe au-dessus du globe sans le toucher.
Gamma compté en rayons terrestres, positif vers le nord. C'est ce seul nombre qui décide du trajet — et, au-delà de 1, de l'absence de trajet.

k, le rayon lunaire

Le rayon de la Lune exprimé en fraction du rayon terrestre — le nombre par lequel tout le calcul de l'ombre passe. Il n'a pas une valeur unique : les catalogues de la NASA emploient 0,272 5076 pour les éclipses totales et 0,272 281 pour les annulaires 14, quand l'Union astronomique internationale en retient une seule.

L'écart entre les deux vaut 0,083 %. C'est infime, et c'est pourtant assez pour faire changer de nature 58 éclipses sur cinq millénaires.

Le temps et les cycles

nouvelle lune

L'instant où la Lune et le Soleil ont la même longitude vue du centre de la Terre : « instant où les longitudes géocentriques de la Lune et du Soleil sont égales, c'est-à-dire au moment de la conjonction en longitude » 15. C'est un instant précis, et le seul moment où une éclipse de Soleil puisse se produire. Il y en a 61 854 entre 2000 avant notre ère et l'an 3000. Novilune les contient toutes, éclipse ou pas.

Écran de Novilune pour le 17 avril 2026 à Paris : le Soleil occupe le milieu du ciel, la Lune n'est qu'un contour, très loin de lui. Aucune éclipse.
Une nouvelle lune ordinaire — 17 avril 2026, vue de Paris. La Lune, en simple contour, passe à plus de six diamètres solaires du Soleil. C'est le cas de quatre nouvelles lunes sur cinq.

nœud

« L'un des deux points de la sphère céleste associés à l'intersection du plan de l'orbite avec un plan de référence » 16. Pour la Lune, ce sont les deux points où son orbite, inclinée de 5°09′, croise le plan de l'orbite terrestre. Une éclipse ne peut arriver qu'au voisinage de l'un d'eux — c'est la raison pour laquelle il n'y a pas d'éclipse tous les mois.

Deux panneaux vus par la tranche. À gauche, la nouvelle lune tombe près d'un nœud : le cône d'ombre atteint le globe. À droite, elle tombe loin d'un nœud : le cône passe au-dessus.
Vu par la tranche. À gauche, la nouvelle lune tombe près d'un nœud et l'ombre atteint la Terre. À droite, elle tombe loin d'un nœud : l'ombre passe à côté.

saison d'éclipses

« Le Soleil passe par un des deux nœuds tous les 173,31 jours. Cette période porte le nom de saison d'éclipses » 17. Deux fois par an s'ouvre ainsi une fenêtre d'environ un mois, assez large pour qu'au moins une nouvelle lune y tombe — parfois deux. D'où le compte immuable : jamais moins de deux éclipses de Soleil dans une année, jamais plus de cinq.

Les éclipses de Soleil de 1950 à 2050, chacune placée au jour de l'année où elle tombe. Les points se rassemblent en deux bandes obliques qui reculent dans le calendrier.
Un siècle d'éclipses, chacune placée au jour de l'année où elle tombe. Les deux bandes obliques sont les saisons d'éclipses. Elles reculent d'environ dix-huit jours et demi par an, parce que les nœuds eux-mêmes se déplacent.

les mois lunaires

Il n'y a pas un mois lunaire mais plusieurs 18 :

  • sidéral — « retour dans la même direction par rapport aux étoiles » : 27,321 662 jours,
  • synodique — « retour de la même phase lunaire » : 29,530 589 jours. C'est la lunaison, l'intervalle entre deux nouvelles lunes,
  • draconitique — « retour par le même nœud de l'orbite » : 27,212 221 jours,
  • anomalistique — « retour au périgée de l'orbite » : 27,554 550 jours.

La nouvelle lune donne le synodique, la proximité d'un nœud le draconitique, et la distance de la Lune — donc la nature de l'éclipse — l'anomalistique. C'est leur coïncidence approchée qui fabrique les cycles.

Trois règles graduées déroulées depuis la même nouvelle lune : les mois synodique, draconitique et anomalistique. Au bout de 6 585 jours et un tiers, les trois graduations tombent presque au même point.
Trois horloges lunaires déroulées depuis la même nouvelle lune. À l'échelle de 6 585 jours, leurs graduations retombent presque ensemble : c'est cette coïncidence approchée qui fait le saros.

saros

L'intervalle de 223 lunaisons, soit 6 585,32 jours ou un peu plus de dix-huit ans, au bout duquel une configuration très voisine se reproduit — parce que 223 mois synodiques valent presque exactement 242 mois draconitiques 19. Sur cette durée reviennent en moyenne 84 éclipses, 42 de Soleil et 42 de Lune, de 78 pour les saros pauvres à 94 pour les riches 20.

Le nom est une erreur, et l'IMCCE le dit sans détour : ce cycle « est connu à tort sous le nom de saros ». Edmond Halley crut que la Souda, un lexique byzantin, reprenait ici Pline, et « en conclut que les Chaldéens appelaient saros la période de 223 ans de Pline ». Or saros désignait chez eux le nombre 3 600. « La période portant le nom de saros chez les Chaldéens n'a donc rien à voir avec les éclipses » 21. Le mot est resté.

Comme 6 585,32 jours ne font pas un compte rond de jours, l'éclipse suivante d'un même saros revient à la même heure locale décalée d'un tiers de tour : environ 120 degrés de longitude plus à l'ouest.

série de saros

À ne pas confondre avec le cycle lui-même. La série suit les éclipses homologues d'un saros au suivant — celles qui reviennent au même rang dans chaque cycle — et retrace ainsi la vie entière d'une famille d'éclipses. Elle naît en partielle près d'un pôle, grandit, devient centrale, puis décline et s'éteint à l'autre pôle : « une douzaine d'éclipses partielles de grandeur croissante, puis 48 éclipses centrales suivies de 12 éclipses partielles de grandeur décroissante », le tout « sur une période de 72 saros, environ 1 300 ans ». Ces séries longues ont été construites par Van den Bergh en 1955 22.

La vie entière de la série de saros 136, éclipse par éclipse. En ordonnée, gamma, la distance de l'axe de l'ombre au centre de la Terre : la série entre par un pôle, traverse la zone des éclipses centrales, et sort par l'autre.
La vie entière d'une série, la 136. En ordonnée, gamma : la série naît en partielle près d'un pôle, devient centrale en traversant la bande du milieu, puis s'éteint à l'autre pôle. Calcul Novilune.

Les deux nombres se ressemblent et ne comptent pas la même chose : 84 éclipses dans un saros de dix-huit ans, environ 72 dans une série de treize siècles.

exeligmos

Trois saros consécutifs — 669 lunaisons, soit environ 54 ans et un mois 23. Comme chaque saros décale l'éclipse d'un tiers de jour, trois d'affilée en font un jour entier : la configuration revient alors à peu près à la même longitude, et non plus 120 degrés plus loin. Le mot est grec et signifie le tour d'une roue.

Aucune des sources françaises consultées n'emploie ce terme — ni le glossaire de l'IMCCE, ni les ressources de l'Observatoire sur les récurrences, qui traitent pourtant le sujet. Il vient des catalogues anglophones, qui le nomment ainsi depuis longtemps.

Le calcul

éphéméride

Une table qui donne la position d'un astre en fonction du temps. Les éphémérides modernes ne sont plus des tables imprimées mais des séries de coefficients d'où l'on retrouve, par le calcul, la position à n'importe quel instant. Novilune repose sur DE441, l'éphéméride du Jet Propulsion Laboratory, qui couvre trente millénaires. C'est d'elle que sortent toutes les positions de ce site, sans qu'aucun catalogue d'éclipses soit recopié.

L'institution française qui les produit porte le mot dans son nom : Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides.

ΔT

L'écart entre le temps uniforme des équations et le temps donné par la rotation de la Terre, qui n'est pas régulière : la Terre freine, de façon irrégulière, sous l'effet des marées. Les positions se calculent dans le premier. Les éclipses se voient depuis un point du second. Il faut donc savoir de combien les deux se sont écartés.

Pour les époques historiques, ΔT ne se calcule pas : il se mesure, sur les éclipses anciennes elles-mêmes, dont le lieu d'observation est connu par un témoignage 24. Vers l'an 1000, il atteint une demi-heure, vers 2000 avant notre ère, plusieurs heures — au point que la bande de totalité d'une éclipse ancienne est connue en latitude bien mieux qu'en longitude. C'est ce que dessine le halo d'incertitude dans l'application.

Le ΔT et son incertitude sur cinq millénaires : une courbe encadrée d'une enveloppe qui s'évase vers le passé comme un pavillon de trompette, et se referme sur la période récente.
Le ΔT et son incertitude sur les cinq millénaires du catalogue. L'enveloppe ne se referme complètement que sur la période récente, où les observations sont nombreuses.
Carte de Novilune pour l'éclipse du 15 juin 763 av. J.-C. La bande de totalité est entourée d'un halo qui marque son incertitude en longitude, bien plus étendue qu'en latitude.
L'éclipse du 15 juin 763 av. J.-C., celle des annales assyriennes. À cette époque l'incertitude sur ΔT vaut neuf minutes de temps : la bande est connue en latitude bien mieux qu'en longitude, et le halo le dit.

temps solaire vrai

« Angle horaire du centre du Soleil en ce lieu, à cet instant » 25 — autrement dit l'heure que donnerait un cadran solaire. Il ne coïncide ni avec l'heure de la montre, ni même avec un temps moyen : le Soleil vrai avance et retarde au fil de l'année.

C'est pourtant la seule heure qui ait un sens pour une éclipse ancienne : les fuseaux horaires datent de la fin du XIXe siècle, et Novilune donne donc le temps solaire vrai avant 1900, l'heure légale du lieu après.

parallaxe

« Différence entre les directions apparentes d'un corps céleste lorsque l'observateur passe d'un point de l'espace à un autre » 26. Pour la Lune, l'effet est considérable : deux observateurs éloignés sur la Terre ne la voient pas au même endroit du ciel, d'un degré près.

C'est elle qui fait qu'un lieu voit la totalité pendant que son voisin ne voit qu'un croissant, et c'est pourquoi tout le calcul de ce site est topocentrique — mené depuis un point précis de la surface, non depuis le centre du globe.

La Terre à gauche, la Lune au milieu, le fond du ciel à droite. Deux observateurs placés aux extrémités d'un même diamètre visent la Lune. Leurs deux lignes de visée, prolongées, aboutissent à deux points distincts du fond du ciel.
Deux observateurs de la même Terre projettent la Lune à deux endroits différents du ciel. L'écart atteint environ un degré. Il est ici exagéré pour être visible.

limbe

Le bord apparent du disque d'un astre. Les ressources françaises l'emploient couramment — les protubérances sont dites « visibles au limbe » 27 — sans le définir. Pour la Lune, ce bord n'est pas un cercle : c'est un profil de montagnes et de vallées, et c'est ce relief qui produit les grains de Baily et qui rend la frontière entre totale et annulaire moins nette qu'un calcul de cercles ne le laisse croire.

libration

« Balancements apparents de la Lune permettant d'observer un peu plus de la moitié de sa surface » 28. La Lune montre toujours la même face, mais elle oscille légèrement, en longitude et en latitude, si bien qu'on en voit en tout un peu moins de six dixièmes.

Trois vues de la face lunaire. Sur la première, un repère est au centre. Sur la deuxième, le balancement en longitude l'a déplacé vers un bord. Sur la troisième, le balancement en latitude l'a déplacé vers un pôle.
Les deux balancements. Le repère doré se déplace d'une vue à l'autre, et un bord de la Lune se découvre à chaque fois — c'est ce qui porte à un peu plus de la moitié la part de surface visible depuis la Terre.

Pour les éclipses, la conséquence est indirecte mais réelle : la libration change quelles montagnes du bord se présentent, donc le profil exact du limbe au moment du contact.

périgée et apogée

Le point de l'orbite le plus proche de la Terre et le plus éloigné. Le glossaire de l'IMCCE les renvoie aux termes généraux : le périastre est « sur une orbite elliptique, le point le plus proche du corps central, foyer de l'ellipse », l'apoastre « le point le plus éloigné » 29.

La distance de la Lune varie de 356 500 à 406 700 kilomètres entre les deux — quatorze pour cent — et c'est cet écart qui décide si une éclipse centrale sera totale ou annulaire.

périhélie et aphélie

Les mêmes points pour l'orbite de la Terre autour du Soleil 30. La Terre passe au périhélie début janvier : le Soleil paraît alors le plus gros, et les éclipses de cette période ont un peu plus de peine à être totales.

Notes

  1. Observatoire de Paris, « La géométrie des éclipses de Soleil », Les éclipses de Soleil — ressources pédagogiques, https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_eclipses-soleil/geometrie-eclipses-soleil_index.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  2. Observatoire de Paris, « La géométrie des éclipses de Soleil ». 

  3. Observatoire de Paris, « La géométrie des éclipses de Soleil ». 

  4. Observatoire de Paris, « Circonstances locales des éclipses », Les éclipses de Soleil — ressources pédagogiques, https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_eclipses-soleil/circonstances-locales_impression.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  5. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Éclipses de Soleil — Généralités et définitions », Promenade dans le système solaire, https://promenade.imcce.fr/fr/pages3/386.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  6. Carine Briand et Jean Aboudarham, « Introduction au Soleil », Observatoire de Paris — ressources pédagogiques, https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_introduction-soleil/impression.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  7. Briand et Aboudarham, « Introduction au Soleil ». 

  8. Briand et Aboudarham, « Introduction au Soleil ». 

  9. Francis Baily, « On a Remarkable Phenomenon that occurs in Total and Annular Eclipses of the Sun », Memoirs of the Royal Astronomical Society 10 (1836) : 1–36. 

  10. Observatoire de Paris, « Circonstances locales des éclipses ». 

  11. Observatoire de Paris, « Circonstances locales des éclipses ». 

  12. Observatoire de Paris, « Circonstances locales des éclipses ». 

  13. Fred Espenak et Jean Meeus, Five Millennium Canon of Solar Eclipses: −1999 to +3000 (2000 BCE to 3000 CE), coll. « NASA Technical Publication TP-2006-214141 » (Greenbelt : NASA Goddard Space Flight Center, 2006). 

  14. Fred Espenak, « Mean Lunar Radius », NASA Eclipse Web Site, https://eclipse.gsfc.nasa.gov/SEmono/reference/radius.html (consulté le 31 août 2026). 

  15. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Éclipses de Soleil ». 

  16. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Glossaire », Promenade dans le système solaire, https://promenade.imcce.fr/fr/pages2/221.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  17. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Éclipses de Soleil ». 

  18. Observatoire de Paris, « Mouvement de la Lune et périodes de révolution », Les mouvements de la Terre et de la Lune — ressources pédagogiques, https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_mouvement-terre-lune/mouvement-lune_impression.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  19. Patrick Rocher, « Récurrences des éclipses de Soleil », Observatoire de Paris / IMCCE — ressources pédagogiques, https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_recurrences-eclipses-soleil/impression.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  20. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Éclipses de Soleil ». 

  21. Rocher, « Récurrences des éclipses de Soleil ». 

  22. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Éclipses de Soleil ». 

  23. Fred Espenak, « Periodicity of Solar Eclipses », NASA Eclipse Web Site, https://eclipse.gsfc.nasa.gov/SEsaros/SEperiodicity.html (consulté le 1er septembre 2026). 

  24. F. Richard Stephenson, Historical Eclipses and Earth's Rotation (Cambridge : Cambridge University Press, 1997). 

  25. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Glossaire ». 

  26. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Glossaire ». 

  27. Briand et Aboudarham, « Introduction au Soleil ». 

  28. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Glossaire ». 

  29. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Glossaire ». 

  30. Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « Glossaire ». 

Bibliographie

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